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Centre d'éducation à la Résistance et à la Citoyenneté

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La cannibalisation/carbonisation de l’homo politicus

 Article paru dans Aide-mémoire, n°66, octobre-décembre 2013

Par Olivier Starquit

AM66 p.10 SalmonDans La cérémonie cannibale - de la performance politique, Christian Salmon poursuit l’analyse entamée dans Storytelling[1]. Il pointe ainsi du doigt les dommages collatéraux induits, d'une part, par les politiques néolibérales qui réduisent la souveraineté de l'État et, d'autre part, par l'essor des nouvelles technologies (Twitter et autres réseaux sociaux) qui incitent les hommes et femmes politiques à entrer dans une surenchère, à se muer en un objet de consommation et partant à se consumer.

Et il est en effet légitime de partager cette interrogation de l'auteur : « que reste–t-il de l’exercice de l’État quand l’État a été placé sous vide par la mondialisation des marchés financiers, par le caractère supranational des risques, par la gouvernance des organisations supranationales et des réseaux transgouvernementaux[2] » ?

Et face à cet évidement de la souveraineté, le candidat aux élections se présente de moins en moins comme un homme / une femme d'État mais plutôt comme un acteur : « L'homme politique se présente de moins en moins comme une figure d’autorité, à obéir mais comme quelque chose à consommer, moins comme une instance productrice de normes que comme un produit de la sous-culture de masse, un artefact à l’image de n’importe quel personnage de série ou de jeu télévisé[3]. »

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Bill Niven: The Buchenwald Child. Truth, Fiction and Propaganda (Aide-mémoire n°66, oct-déc 2013)

Par Jean-Louis Rouhart

 

 

AM66 p.8 Buchenwald ChildQui n’a pas entendu parler de l’enfant caché au camp de concentration de Buchenwald, du livre consacré à ce sujet (Nu parmi les loups) et du film du même titre basé sur ce roman?

Dans son ouvrage, intitulé The Buchenwald Child. Truth, Fiction and Propaganda,[1] l’historien anglais Bill Niven explore les fondements historiques des évènements liés à cet enfant et analyse la construction, puis la déconstruction de ce qu’on appelle communément aujourd’hui le mythe de Buchenwald. Pour ce faire, il structure son étude en trois phases qu’il nomme « vérité », « fiction » et « propagande ».

Dans un premier temps, il présente les faits tels qu’ils sont connus aujourd’hui : le petit garçon de confession juive Stefan Zweig entre à l’âge de trois ans dans le camp de Buchenwald en compagnie de son père Zacharias et est enregistré comme concentrationnaire. Par moments, d’autres prisonniers, notamment des détenus communistes, mais aussi des gardes SS, s’occupent de l’enfant. Placé sur une liste de départ pour Auschwitz et voué à une mort certaine, il est rayé de la liste, comme onze autres détenus, et est remplacé par un autre jeune détenu, le Rom Willy Blum. Il est libéré, comme son père, par les troupes américaines en avril 1945.

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La médiathèque présente (Aide-mémoire n°66, oct-déc 2013)

 

par Michel Recloux, bibliothécaire

 

Benjamin ferencz mémoires de BenBenjamin B. Ferencz, Mémoires de Ben, Michalon, 2013, 23 €

Le Ben dont il est question ici est le procureur du tribunal de Nuremberg. Il n'occupait pas ce poste au moment du jugement de Göring et ses acolytes mais il a poursuivi 22 hauts dignitaires nazis responsable des Einsatzgruppen, ces « groupes d'intervention » qui, à l'est, ont exécuté plus d'un million de Juifs dans ce qu'on appelle la « Shoah par balles ». Benjamin Ferencz continuera son combat pour la justice en participant à la création de la Cour pénale internationale.

 

Rudolph Herzog RireRudolph Herzog, Rire et résistance : humour sous le IIIe Reich, Michalon, 2013, 23 €tm-coeur

 

Deux hommes se rencontrent dans la rue. Le premier dit au second : « Content de te revoir en liberté ! Comment c’était au camp de concentration ? » Là-dessus le second : « Génial ! Le matin, on avait le petit déjeuner au lit, du café pur ou du cacao, au choix. Ensuite un peu de sport. A midi de la soupe, de la viande et un dessert. Et avant le café et le gâteau, on jouait à des jeux de société. Et puis encore une petite sieste. Après le dîner, on regardait des films. » L’homme n’en revient pas : « Fantastique ! Tout ce qu’on dit comme mensonges ! Récemment, j’ai parlé à Meyer, qui y est aussi allé. Si tu savais ce qu’il m’a raconté ! » L'autre hoche la tête d’un air sérieux tout en disant :

« Pas étonnant : on l’a déjà renvoyé là-bas. »

 

Question : « Que valent les nouvelles blagues ? »

Réponse : « Trois mois à Dachau ! »

 

Hitler et Göring se trouvent au sommet de la tour de la radio à Berlin. Hitler dit qu’il voudrait faire plaisir aux Berlinois. Là-dessus, Göring à Hitler : « Alors saute de la tour ! »

Dès le début de la prise de pouvoir par Hitler, les blagues fusent. La population n'est pas dupe du régime dictatorial qui s'installe et, prenant de gros risques, fait des blagues aux dépens des dignitaires du régime nazi. Certains des ces amuseurs ont été envoyés en camp de concentration ou ont dû fuir le pays. Ce livre recense l'humour existant en Allemagne dès 1930 et démontre, par l'existence de blagues, de chansons comiques et d'autres formes d'humour, que le « on ne savait pas » est bien un mythe. Le rire permettra toujours de résister au monde anxiogène de la guerre et de la dictature.

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KZ Musik

kz-traspLa Médiathèque des Territoires de la Mémoire vient de faire l'acquisition des 24 cds audio de l'encyclopédie  éditée par Francesco Lotoro, une aventure titanesque de collecte et d'enregistrement des partitions écrites dans les camps nazis entre 1933 et 1945.

 

Pour en savoir plus suir l'entreprise, lisez cet article du Monde de  , Le juif de Barletta (06/01/2013).

 

Pour connaître la liste des morceaux (plus de 400), consulter la fiche discographique dans la base de données de la Médiathèque des Territoires de la Mémoire.

 

Le camp de Drancy vu de l’intérieur

Article publié dans Aide-mémoire, n°64, avril-juin 2013.

 

Par Jean-Louis Rouhart

 

On lira avec le plus grand intérêt l’ouvrage des historiens Annette Wieviorka et Michel Laffitte publié récemment aux Éditions Perrin et consacré au camp de Drancy[1].

Il s’agit d’un tableau minutieux et implacable d’un camp ayant servi pour 80.000 personnes définies comme juives de camp de représailles, de camp de transit vers les centres de mise à mort et de camp de concentration taillé selon les modèles allemands.

Lire la suite : Le camp de Drancy vu de l’intérieur

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