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Centre d'éducation à la Résistance et à la Citoyenneté

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Editorial : La nation, c’est avant tout et surtout une communauté imaginée…

Jamin, Jérôme
n°44, avril-juin 2008

am44On pourrait croire qu’il n’y a aucun rapport entre l’avenir de la Belgique, l’indépendance du Kosovo et la répression en Chine, notamment au Tibet, et pourtant, ces trois questions sont liées. La Flandre rêve d’une indépendance qu’elle a déjà pourtant depuis longtemps, le Kosovo n’aurait jamais osé imaginer hier une indépendance aussi rapide et effective que celle qu’il vient de s’octroyer aujourd’hui, et les revendications autonomistes tibétaines pour leur part n’aboutiront jamais à quoi que ce soit !
La nation, c’est avant tout et surtout une communauté imaginée1. Et les Wallons et les Flamands ne partagent pas, ne partagent plus ou n’ont peut-être même jamais partagé une quelconque communauté imaginée. Ils n’ont pas la même histoire, les mêmes héros ni les mêmes combats, ils vivent dans des univers culturels, linguistiques et médiatiques foncièrement différents, ils ne regardent même pas les mêmes chaînes de télévision, ne lisent pas les mêmes ouvrages et ne participent pas aux mêmes débats. Tout séparait les Wallons et les Flamands entre 1830 et la deuxième Guerre mondiale, et dès la fin des années 60, tout a été fait pour que cette séparation devienne effective, et qu’elle n’apparaisse pas seulement dans les esprits mais aussi dans les institutions avec la troisième révision de la Constitution et la naissance des régions et des communautés. Les lois linguistiques ont littéralement développé deux communautés de destin, deux univers imaginés, deux mondes désormais sans lien et sans intérêt l’un pour l’autre.

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6ème édition du Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève

Reinharz Hazan, Yaël
n°44, avril-juin 2008

am44 festival_film_forum_droits_humainsLe 10 décembre 1948, les 58 Etats membres de l’Assemblée générale des Nations Unies adoptaient la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Pour la première fois dans l’histoire des Nations, les droits humains et les libertés fondamentales étaient reconnus à échelle internationale. Un texte, un seul, adopté par des pays aux idéologies, aux systèmes politiques, aux développements économiques, aux valeurs religieuses et aux traditions culturelles différentes. Un texte, un seul, exprimant les aspirations communes de l’humanité à plus d’humanité.
Soixante ans plus tard, où situer cet acte porteur de tous les espoirs, « essence » du droit international et de la justice universelle ?
Davos 2008. Une assemblée de décideurs écoute dans un silence épanoui, le discours du président pakistanais qui remet ouvertement en question l’universalité des valeurs fondamentales en insistant sur le fait que la communauté internationale ne doit pas « juger un pays sur la base de points de vue occidentaux idéalistes et peut-être irréalistes en matière de démocratie ou de droits de l’Homme ». Il se rétractera quelques minutes plus tard mais la position est énoncée. Moscou 2001 : les gouvernements des Etats démocratiques applaudissent à l’octroi des Jeux Olympiques à la Chine et parlent de « dialogue constructif » en faveur de l’amélioration des droits humains. L’indignation qu’avait exprimée le dissident russe Vladimir Bukovski à l’annonce de l’attribution des Jeux à la ville de Moscou en 1980 est d’une brûlante actualité : « politiquement une grave erreur, humainement une bassesse et juridiquement un crime ». Guantanamo 2001 encore et jusqu’à ce jour : les Etats Unis, au nom de la lutte contre le terrorisme, - une « situation d’exception » disent-ils -, justifient l’injustifiable : la suspension de l’application des textes internationaux.

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Un nouvel outil pédagogique : le coffret Résiste ! Pour apprendre à défendre la démocratie

n°44, avril-juin 2008

Un nouvel outil pédagogique : le coffret Résiste ! Pour apprendre à défendre la démocratie.
L’objectif n’est pas d’effectuer un état des lieux négatif de la démocratie actuelle ou une critique du monde politique, mais de permettre une réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre ensemble pour conserver et défendre la démocratie lorsqu’elle est mise à mal par un pouvoir liberticide. Cette offre pédagogique est en adéquation avec le décret de la Ministre Marie Arena (mars 2007) visant à renforcer l’éducation à la citoyenneté responsable et active. Elle présente l’avantage de contenir des propositions concrètes pour aborder cette thématique complexe à partir de la 5ème primaire.

L’offre comprend :
§  Le film d’animation Mine de Rien, réalisé en 2005 en partenariat avec l’asbl Caméra Etc (www.camera-etc. be) et une classe de 6ème primaire de l’école communale de Naniot à Liège. A l’aide d’un support original (le cinéma d’animation), ce court métrage (10’15’’) aborde la problématique de la perte des libertés individuelles et collectives à travers le regard des jeunes et adopte un point de vue résolument optimiste empreint de résistance.
§  Un dossier pédagogique qui propose notamment une animation « clé sur porte » (2x50’) pour exploiter la richesse du film Mine de Rien, des fiches thématiques sur les différents concepts abordés dans le film et le jeu (démocratie, résistance, demande d’asile, institutions belges, droit de grève, droit de vote, etc.) et des pistes de prolongement pour approfondir la réflexion.
§  Le jeu coopératif Résiste !, conçu en partenariat avec l’asbl ImaginAction (www.imaginaction.be), offre la possibilité de prolonger de façon ludique l’apprentissage du concept de démocratie et des valeurs inhérentes à celle-ci (+/- 45’).

Les nombreux tests réalisés par le service pédagogique des Territoires de la Mémoire, à la fois dans le primaire et le secondaire, ont montré qu’il était réaliste d’aborder ce sujet complexe dès le plus jeune âge et en gardant le sourire.
Le coffret sera disponible aux Territoires de la Mémoire à partir du 7 avril 2008 au prix de 25 €. Vous pouvez obtenir davantage d’informations sur le site www.resiste.be ou en appelant le service pédagogique au 04/232.70.67. Vous pourrez également découvrir l’offre Résiste ! à la journée Portes Ouvertes des Territoires de la Mémoire le mercredi 9 avril de 13h00 à 17h00, sur réservation.

Mots-clés : Devoir de Mémoire,Résistance,Territoires de la Mémoire
© Les Territoires de la Mémoire- Belgique

…100 communes « Territoire de Mémoire » en 2008 ! (Le mot du président)

Pétry, Pierre
n°44, avril-juin 2008

Les 14 et 15 février dernier, le Salon des Mandataires était organisé au WEX à Marche-en-Famenne. Pour la deuxième année consécutive, nous y tenions un stand visant certes à présenter nos activités mais aussi en vue d’établir des contacts utiles pour que des communes deviennent « Territoire de Mémoire » : une commune « Territoire de Mémoire » s’engage à organiser des manifestations qui rejoignent nos objectifs tout en bénéficiant de notre soutien et de nos services.
Pour rappel, les Territoires de la Mémoire s’emploient à multiplier ce type de partenariat pour mettre en place un réseau démocratique de lutte contre l’extrême droite, soit un cordon sanitaire et éducatif reliant un maximum de communes (cellules de base de l’exercice démocratique).
Plus de 300 contacts ont été pris, tous très prometteurs. De très nombreux mandataires se sont renseignés, beaucoup se sont engagés directement à présenter notre offre à leurs Collège et Conseil. Mais nous avons également relevé l’intérêt de responsables d’entreprises privées, d’intercommunales, d’associations, … estimant nécessaires de diffuser le plus possible notre message de respect, de fonctionnement démocratique, du bien vivre ensemble notamment à l’adresse de leur propre personnel. Cela nous l’avons vécu en direct, et c’était convaincant.
L’opération a donc été un franc succès et cela à plusieurs titres.
Le stand lui-même a sans doute été très accrocheur. Avec l’appui du ministre de l’Intérieur du Gouvernement Wallon qui a permis notre installation, ce stand judicieusement placé, bien équipé, de belle taille pour mettre en évidence le tout nouveau bus superbement habillé « Territoire de Mémoire », aura permis de recevoir simultanément et confortablement plusieurs visiteurs.
Mais aussi et surtout, à ce salon, nous y étions nombreux, militants et permanents ! Tous étaient enthousiastes, heureux de travailler ensemble, excités de voir affluer les demandes de renseignements apportant toutes un renforcement de sens et de légitimité à notre action. Cette collaboration n’est pas neuve mais, en février dernier, elle a été nettement plus importante vu le nombre de militants et leur engagement qui valait bien plus qu’une « simple »présence.
Les permanents aussi ont apprécié cette co-animation du stand. Etre ensemble dans l’action permet des échanges quant aux pratiques des uns, quant aux attentes des autres, quant aux rôles respectifs à la fois indissociables et distincts. Il est certain que nous devons poursuivre dans ce sens et que cela aidera sensiblement les militants lorsqu’ils auront à se prononcer quant aux objectifs à poursuivre comme par exemple : 100 communes « Territoire de Mémoire » en 2008, c’est tout à fait réaliste et ensemble nous y arriverons !

Mots-clés : Territoires de la Mémoire
© Les Territoires de la Mémoire- Belgique

« Dag van de democratie »

Dodeur, Evelyne
n°44, avril-juin 2008

Le 9 mai 2008, Les Territoires de la Mémoire ont été invités, pour la deuxième année consécutive, à participer au projet fédéral « Dag van de democratie » initié par Rudy Staes, Directeur du VZW Instituut Eduard Meys. Ce projet a pour objectif de permettre la rencontre entre des jeunes des trois communautés linguistiques de Belgique (germanophone, francophone et néerlandophone) autour du thème de la démocratie et de la tolérance dans le cadre d’une journée symbolique. Cet objectif ne peut évidemment pas nous laisser indifférent car il nous offre une occasion supplémentaire de travailler en synergie avec des partenaires tels que le Mémorial national du Fort de Breendonk et le Musée juif de la Déportation et de la Résistance.
Cette année encore, les Territoires de la Mémoire se réjouissent de la cohérence du programme qui allie travail de mémoire et éducation à la citoyenneté tout en respectant les spécificités de chaque acteur. Les jeunes pourront aborder des thématiques variées telles que le nazisme, la Seconde Guerre mondiale, le judéocide, la citoyenneté, l’engagement politique à travers des lieux de mémoire, un musée, ou encore un Centre d’Education à la Tolérance et à la Résistance.
A cette occasion, Les Territoires de la Mémoire accueilleront donc 200 jeunes néerlandophones, tous réseaux confondus. Le programme qui leur est proposé comprend une visite du Parcours symbolique (désormais traduit en néerlandais), la projection du film La couleur du sacrifice de Mourad Boucif (sur l’implication des soldats d’Afrique du nord dans la Seconde Guerre mondiale) et une balade citoyenne dans Liège à travers différents lieux de mémoire. Enfin, en vue de l’actualité, nous avons tenu à clôturer la journée par un exposé et un débat sur les préjugés intercommunautaires et les points communs qui nous rassemblent.
Une rencontre qui nous réjouit et qui sera, une fois encore, l’occasion d’établir des liens avec les enseignants et les jeunes du nord du pays.
Mots-clés : Citoyenneté,Démocratie,Territoires de la Mémoire
© Les Territoires de la Mémoire- Belgique

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