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Centre d'éducation à la Résistance et à la Citoyenneté

Aide mémoire 41

Editorial : "Il est probablement impossible de comparer correctement les différents scrutins électoraux..."

Jamin, Jérôme
n°41, juillet-septembre 2007

am41Il est probablement impossible de comparer correctement les différents scrutins électoraux qui ont eu lieu en Belgique (au niveau communal, provincial et fédéral) et en France (élections présidentielle et législative) en 2006 et en 2007. Les pays, les institutions, les enjeux et le mode de répartition du pouvoir sont trop différents pour établir des parallèles et en tirer des analyses fiables. Ce fait n’exclut cependant pas un constat qui vaut pour la France et pour la Belgique et même pour la plupart des régimes démocratiques occidentaux : la gauche de gouvernement ne fait plus rêver et à certains égards, à tort ou à raison, elle manque de crédibilité, de fiabilité et d’efficacité aux yeux des électeurs. Trois défis majeurs expliquent cette situation délicate.
Le premier défi prend sa source dans la guerre contre la terreur initiée par le président Bush lors de son discours de l’Etat de l’Union le 29 janvier 2002 : «Ce que nous avons trouvé en Afghanistan confirme que loin de se terminer, notre guerre contre la terreur ne fait que commencer (...). Des dizaines de milliers de terroristes entraînés sont toujours en liberté. Ces ennemis voient le monde entier comme un champ de bataille, et nous devons les poursuivre où qu’ils soient1».
L’idée d’une guerre contre la terreur est une idée absurde. Elle renvoie à quelque chose de tellement abstrait qu’il est littéralement impossible d’établir où et quand elle commence, qui sont les ennemis, et où et quand elle est terminée. Cette idée est aussi absurde qu’une guerre contre le mal ou le malheur. La guerre contre la terreur est reçue différemment d’un pays à l’autre mais d’une manière générale elle est acceptée par les populations qui ont connu des attentats ou des menaces d’attentats (Etats-Unis, Espagne, Royaume-Uni, etc.), elle est bien dans l’esprit des gens qui avalent à la télévision les images horribles de massacres et d’explosions au quotidien, et elle est surtout très concrète pour les responsables politiques, les services, les administrations et les boîtes privées en charge de la sécurité collective.

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Jean-Marie Le Pen ou la négation du « contrat social »

Paulus, Julien
n°41, juillet-septembre 2007

am41 le_pen_negation_contrat_socialLors de la dernière campagne présidentielle française, l’un des phénomènes les plus frappants fut de constater l’énergie déployée par M. Jean-Marie Le Pen pour ajouter à sa posture de candidat « anti-système » celle d’authentique démocrate. De prime abord, ce fait pourrait passer pour relativement anecdotique, surtout au vu des résultats obtenus par le leader frontiste au soir du premier tour. Ce serait cependant oublier l’insouciance, voire l’inconscience, avec laquelle une bonne partie des médias français se firent le relais, sciemment ou non, de ce ravalement de façade idéologique censé présenter le président d’une des plus importantes formations d’extrême droite d’Europe comme un candidat républicain porteur des valeurs qui fondent la démocratie. Pourtant, un simple coup d’oeil au programme du candidat du Front National suffit pour appréhender l’idée de la démocratie que se fait M. Le Pen. Une phrase en particulier a retenu notre attention.
Dès le début de son programme1, dans un chapitre consacré à l’état de la France, le leader frontiste affirme sans détour : « La société n’est pas le produit du contrat, mais le fruit d’un Ordre. » Et le candidat d’expliciter sa pensée : « Sous l’universel changement qui nous abuse ou nous enivre, se cache une grande et profonde loi d’immobilité ou, tout au moins, d’équivalence compensatrice dans l’oscillation des divers changements. L’organisation humaine n’est donc pas, comme le prétendait Saint-Simon, un “laboratoire” où s’élaborent les fameux “lendemains qui chantent”, mais le moyen prédéterminé qui permet à l’homme de répondre à sa nature, c’est-à-dire à son origine transcendantale et à sa fin d’animal social. » Etablir les fondements de la société, en tant qu’organisation humaine, sur un ordre établi a priori est un argument classique de la mouvance antidémocratique : un principe transcendantal, immuable et préexistant (Dieu, la nature, la « race », la culture, etc.) conditionne l’organisation de la société et régit le bon fonctionnement de celle-ci. Tout ce qui tendrait à remettre en cause l’ordre établi de la société est perçu comme une menace à l’égard du principe fondamental, et c’est sur ce dogme que les mouvements d’extrême droite se fondent pour rejeter toute tendance progressiste (IVG, interculturalité, droits des femmes, etc.).

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Triangle Rouge contre idées noires

n°41, juillet-septembre 2007

Depuis son lancement le 8 mai dernier, la campagne « Triangle Rouge : Label Citoyen. Pour résister aux idées d’extrême droite » bat son plein. Et remporte un franc succès : les Territoires de la Mémoire, à l’origine de la campagne, sont assaillis de coups de téléphone de citoyens désireux d’obtenir leur pin’s.
Le succès de cette campagne de communication à l’échelle communautaire est sans nul doute dû au large soutien de la presse. Des encarts ont ainsi été publiés dans des magazines au tirage important : Télémoustique, Flair, Le Soir Magazine, Femmes d’Aujourd’hui ou encore Le Ligueur. La presse du Nord du pays a également bien suivi le mouvement : Flair, Arts en Krant, Humo ou encore Libelle ont participé en Flandre. Sur les ondes, un spot avec la voix de Jacques Bredael a été bien accueilli sur les principales chaînes francophones (RTBF, RTL-TVI, AB3, AB4, Plug TV) mais aussi sur les radios de la RTBF et de RTL. Dès sa diffusion, les demandes de pin’s n’ont cessé d’affluer !.

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Merci à tous ceux qui soutiennent l’idéal démocratique en portant désormais le triangle rouge ! (Le mot du président)

Pétry, Pierre
n°41, juillet-septembre 2007

Le 10 juin est déjà loin,… la constitution du gouvernement fédéral est encore loin d’être réalisée. En effet de nombreuses semaines pourraient bien être utiles au futur formateur pour concrétiser une nouvelle fois la réputation de faiseur de compromis reconnue au monde politique belge. Et si celui-ci se réalise, il pourrait bien être le plus fameux vu les positions tranchées au sujet de la réforme de l’Etat exigée par les Flamands.
Les analyses émises tant par le politologue que par le simple citoyen comportent bien plus de questions que de réponses, le paysage politique est certes modifié mais serat- il le terrain fertile du renouveau, d’une autre gouvernance, d’une réelle solidarité francophone, d’une autre politique environnementale, d’une démocratie renforcée ? Plusieurs signes autorisent le doute. Ils ont été largement évoqués par les différentes presses ou à l’occasion de débats post-électoraux.
Cela dit, à l’échelle de l’électeur, la démocratie n’a pas été perdante que du contraire. Les affaires à Charleroi auguraient un recul général du PS qui n’a pu anticiper valablement en condamnant clairement cette gouvernance malhonnête, contraire aux valeurs essentielles de la démocratie. Nous pouvions craindre que la réactivité de citoyens légitimement bouleversés se traduise par de trop nombreuses voix données à l’extrême droite. Cela n’a pas été le cas, beaucoup de ces déçus ont orienté leur voix vers une offre démocratique constructive. On le sait, ce sont les Ecologistes qui en ont davantage bénéficié.

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Entre travail d’histoire et politique du souvenir, quelle pédagogie de la mémoire ?

Paulus, Julien
n°41, juillet-septembre 2007

Le 24 octobre prochain, à la Salle académique de l’Université de Liège, les Territoires de la Mémoire organiseront leur colloque annuel intitulé « Transmettre la mémoire… et demain ? ». Rassemblant témoins, jeunes et professionnels du secteur, cet évènement sera l’occasion de faire le point sur la transmission de la mémoire aujourd’hui et tenter de lancer des pistes de réflexion pour l’avenir.
Depuis plusieurs années, la question du « devoir de mémoire » s’est imposée comme une problématique incontournable dans le cadre du rapport que l’Occident (l’Europe, en particulier) entretient avec son passé. Compris comme une nécessité de transmission et de refus de l’oubli, le « devoir de mémoire », principalement appliqué à la Shoah dont il est une conséquence indirecte, fut progressivement érigé en une – louable – obligation morale du souvenir. « Plus jamais cela ! » devenait le leitmotiv associé au devoir en question : se souvenir du passé pour ne plus jamais avoir à le revivre.

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