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Centre d'éducation à la Résistance et à la Citoyenneté

Aide mémoire 40

Editorial : La Revue Aide-mémoire présente aujourd’hui son quarantième numéro

Jamin, Jérôme
n°40, avril-juin 2007

am40 editorial_40e_numeroLa Revue Aide-mémoire présente aujourd’hui son quarantième numéro. Si pour un quotidien, cela signifie un peu moins de deux mois d’édition, pour notre revue et pour Les Territoires de la Mémoire, cela représente dix longues années. Dix ans d’éducation à la tolérance et à la résistance, et des centaines d’articles, d’analyses, d’éditoriaux, de chroniques, d’entretiens et de comptes-rendus d’ouvrages. Quarante trimestriels et des centaines d’illustrations, de débats contradictoires, de nombreux textes sur la vie de l’association, et des regards critiques sur l’actualité.
Dans La Revue Aide-mémoire, les discours démagogiques, l’intégrisme politique et religieux, les résurgences du fascisme et les tentations nationalistes se lisent à la lumière de la mondialisation, des relations politiques internationales, des inégalités et de l’exclusion sociale, ils se lisent à la lumière des guerres, des conflits et des injustices qui ont fait notre histoire et celle de nos parents. Du «goulag» de Guantanamo aux massacres en Tchétchénie en passant par la torture en Tunisie et aux vols secrets de la CIA sur le sol européen, ils sont nombreux les thèmes qui ont suscité notre intérêt. Des crimes commis sous le régime de Pol Pot au souvenir des victimes du génocide tutsi au Rwanda en passant par la «sinistre nouvelle de ce que l’homme à Auschwitz a pu faire d’un autre homme» (Primo Levi), ils sont nombreux les faits tragiques qui restent dans nos mémoires.
Nous pourrions réfléchir longuement à l’état du monde après 10 ans d’analyses et d’information sur des thèmes aussi variés. D’une manière forcément générale - trop générale -, quatre domaine spécifiques présentent un intérêt particulier pour la revue aujourd’hui, dix ans après :
§  l’actualité des dictatures et des régimes autoritaires ;
§  l’état du consensus antifasciste en Wallonie ;
§  la vitalité de la démocratie en Belgique et en Europe,
§  et l’amalgame progressif dans l’imaginaire collectif entre la mémoire d’Auschwitz et le conflit israélo-palestinien.

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Démocratie, citoyenneté et résistance : une affaire de héros...ordinaires !

Marchal, Philippe
n°40, avril-juin 2007

am40 democratie_citoyennete_resistanceLes élections législatives du 10 juin 2007 représenteront une fois de plus un enjeu important pour notre pays. Quelques mois à peine après les élections provinciales et communales d’octobre dernier, les Territoires de la Mémoire renforcent et prolongent une campagne basée sur l’engagement citoyen en remettant à l’honneur ceux qui aujourd’hui, continuent à résister aux idées d’extrême droite.

Ne pas s’assoupir !
Anvers n’est pas tombé ! Mais ce cri de victoire lancé au lendemain du scrutin communal du 8 octobre 2006 ressemble fort à l’expression d’un soulagement. Certes, ce coup d’arrêt a valeur de symbole et tend à prouver que la progression des partis d’extrême droite n’est pas inéluctable ... même au nord du pays.
Mais ces quelques signaux encourageants ne doivent pas nous faire baisser la garde face à une extrême droite dont les résultats globaux restent très inquiétants tant au Nord, qu’au Sud ou même à Bruxelles.
Le 10 juin prochain, les élections législatives constitueront à nouveau un test très important pour notre vitalité démocratique. Ce scrutin révèle une fois de plus des enjeux considérables pour l’avenir de ce pays.

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Le «40ème» un outil d’utilité citoyenne... (Le mot du président)

Pétry, Pierre
n°40, avril-juin 2007

La Revue Aide-Mémoire, le 40ème ! Un bien bel anniversaire célébré avec la dignité qui s’impose : le rappel en extraits judi¬cieux de nombreux articles ou contributions. Je ne doute pas un seul instant que nos fidèles lecteurs en (re)prendront connais¬sance avec l’intérêt critique qui les caractérise.
Mais au-delà de l’événement en lui-même, au-delà du rappel «historique» de la production de La Revue Aide-Mémoire, il y a un «plus» saisissant : la quasi totalité des documents et articles peuvent être réinsérés dans l’actualité des jours présents et intervenir dans l’analyse qu’il faut en faire, sans qu’il faille en retirer une ligne! Le «40ème» est un argumentaire synthétique, un outil d’utilité citoyenne pour tous ceux qui veulent s’inscrire dans la lutte contre les divers mouvements liberticides et en particulier l’extrême droite. Il préfigure et donne davantage sens à nos très prochaines campagnes de soutien énergique aux alternatives démocratiques qui seront offertes au citoyen à l’occasion des prochaines élections. Pour conclure, je voudrais proposer à tous les lecteurs de La Revue Aide-Mémoire de donner (...après l’avoir lu) leur exemplaire à quelqu’un qui ne le connaîtrait pas et/ou qui ignorerait l’existence et les buts des Territoires de la Mémoire. Le cordon sanitaire, c’est aussi cela.

Mots-clés : Territoires de la Mémoire
© Les Territoires de la Mémoire- Belgique

Evolution du nombre d’élus communaux d’extrême droite entre 2000 et 2006

Trigalet, Anaïs ; Paulus, Julien ; Pion, Geoffrey
n°40, avril-juin 2007

Carte de l'évolution des élus d'extrême droite en Belgique aux élections communales : comparaison 2000-2006

Méthodologie

Cette carte, contrairement à la précédente (La Revue Aide-Mémoire n°39), illustre, non pas les scores électoraux de l’extrême droite en Belgique au niveau communal, mais bien l’évolution entre les deux scrutins de 2000 et 2006 en termes de mandats obtenus. Dans une telle perspective, il nous paraît opportun d’attirer l’attention du lecteur sur le fait que la catégorie « Pas d’évolution » ne signifie pas qu’il n’y a pas d’élus d’extrême droite dans la commune visée, mais que leur nombre n’a pas évolué d’une élection à l’autre. Ainsi, par exemple, la ville d’Anvers, qui comporte 20 conseillers communaux Vlaams Belang, est représentée sur la carte par la même couleur que la ville de Namur où aucun candidat d’extrême droite n’a été élu. Notons encore que, comme pour la carte précédente, les résultats représentés en Flandre sont ceux du seul Vlaams Belang, tandis qu’en Wallonie et à Bruxelles, les votes en faveur des différentes formations d’extrême droite présentes ont été additionnés préalablement.

Enfin, deux petites icônes signalent respectivement les communes où une liste d’extrême droite a été déposée en 2006 mais pas en 2000, et inversement.

  
La présente carte a pour objectif de compléter quelque peu celle présentée dans les pages du précédent numéro d’Aide-Mémoire. En effet, fort de la conclusion de l’article de janvier dernier qui soulignait que « les élections [étaient] une traduction politique des sentiments de la population à un moment donné1», il nous est apparu intéressant de projeter cette même traduction sur la ligne du temps, et ainsi, d’illustrer l’évolution des résultats de l’extrême droite entre les scrutins communaux de 2000 et ceux de 2006, soit entre deux scrutins du même type et à six ans d’intervalle. Voyons dès lors, région par région, quels premiers enseignements nous pouvons tirer de cette comparaison.

Flandre
Le premier fait marquant concernant les résultats flamands, fait qui fut abondamment commenté au lendemain des élections et présenté comme une victoire de la démocratie, est le coup d’arrêt observé dans la progression du Vlaams Belang (VB) à Anvers. Avec une progression de seulement 0,5%, la liste emmenée par Filip De Winter a été dépassée par le SP.A de Patrick Janssens. Le VB n’est donc plus le premier parti de la Métropole. Par contre, on observe une augmentation, parfois très forte, du nombre d’élus VB dans un large périmètre autour d’Anvers, ainsi que dans des communes formant les axes reliant Anvers à Gand vers l’ouest, à Ninove et Bruxelles vers le sud, et à Genk vers l’est2. Nous pouvons également constater une forte augmentation du nombre d’élus dans plusieurs grandes villes flamandes comme Hasselt (5 élus pour 2 en 2000), Louvain (idem) et Bruges (8 élus pour 4), à l’exception notable de Gand où le VB perd deux élus (9 au lieu de 11). Une forte augmentation est également observée dans des villes de taille moyenne comme Alost (10 pour 5, premier parti), Courtrai (6 pour 3), Ypres (4 pour 1) ou Ostende (7 pour 3).
Dans le Brabant flamand, nous pouvons noter une augmentation du nombre d’élus dans la quasi-totalité des communes où le VB avait déposé une liste. Epinglons notamment la petite commune d’Affligem où le VB n’avait pas de liste en 2000, et qui obtient 20,36% des voix en 2006 ! Enfin, dans le Limbourg, remarquons une forte pénétration de l’extrême droite, avec un nombre important de communes (14 sur 44) dans lesquelles une liste du VB était déposée pour la première fois.

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Les idées d’extrême droite en question dans l’émission Opinion Publique

Marchal, Philippe
n°40, avril-juin 2007

Le 12 mars dernier, après la projection de l’excellent film «Der Unter¬gang (La Chute)» d’Olivier Hirschbiegel, la RTBF et son animateur David Lallemand consacrait son débat à la lutte contre l’extrême droite. Aux côtés de Jean-Claude Defossé, journaliste bien connu pour son engagement personnel contre les partis liberticides et de Manuel Abramovicz (Centre d’Egalité des Chances), animateur du site RésistanceS - l’observatoire de l’extrême droite, et auteur de nombreux ouvrages dont le «Guides des Résistances» déjà bien connu des lecteurs d’Aide-Mémoire, les Territoires de la Mémoire étaient également représentés par Paul Brusson (fondateur des Territoires de la Mémoire et ancien prisonnier politique dans les camps nazis), Jérôme Jamin (rédacteur en chef de la revue Aide- Mémoire et politologue à l’ULg, auteur de nombreux ouvrages) et Philippe Marchal. D’autres invités complétaient ce panel : Axel De Bosseré, le co-auteur et le metteur en scène du spectacle «Dérapages» de la Cie Arsenic, Isabelle Dyckmans, une étudiante en journalisme à l’IHECS et co-auteure avec Claude Zeimetz d’un reportage sur les motivations du vote d’extrême droite, et Madame Nicole Haelemeersch, professeur d’histoire au Collège Notre-Dame à Bertrix.

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