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Centre d'éducation à la Résistance et à la Citoyenneté

Aide mémoire 33

Editorial : "Une des caractéristiques du système totalitaire..."

Jamin, Jérôme
n°33, juillet-septembre 2005

am33Une des caractéristiques du système totalitaire réside dans l’attention et l’importance qui sont accordées à l’idéologie officielle, et à son influence «nécessaire», «obligatoire» et même finalement «indispensable» sur la réalité et son organisation politique. Les systèmes totalitaires ont cette particularité qui consiste à administrer la société à l’appui de l’idéologie et de la propagande qui l’accompagnent, et surtout, à présenter la réalité du régime dans le sens de ces dernières. Ils agissent de la sorte au risque de devoir parfois, même très souvent, «plier» et «tordre» la réalité quotidienne pour l’adapter à l’idéologie, et lui donner l’illusion d’une correspondance avec les dogmes du système. Le régime totalitaire, c’est 19841 avec le Ministère de la Paix qui s’occupe de la guerre ou le Ministère de l’Abondance qui gère la famine et la pauvreté, c’est l’idéologie du bonheur officiel et collectif qui cache dans le texte la misère qui saute aux yeux dans la rue, dans les estomacs et dans les coeurs2.
Pendant leur long règne, et bien entendu sur la seule question très spécifique de l’idéologie, Jean-Paul II et Joseph Ratzinger n’ont rien eu à envier aux régimes totalitaires dans leur capacité à imposer au jour le jour le principe de la supériorité de l’idéologie officielle (le dogme). Un principe qui nie par nature la réalité, même si le quotidien concret et matériel «résiste» au message dogmatique, et que les faits contredisent son contenu et ses arguments! Un principe qui a indirectement et implacablement envoyé des millions de personnes vers une mort assurée. Pendant leur long règne, et répétons-le sur le plan strictement idéologique (la précision est importante), Jean-Paul II et Joseph Ratzinger n’ont rien eu à envier à tous ces personnages, partis ou régimes qui ont su ou qui savent encore aujourd’hui «plier», «tordre», occulter et même dissimuler la réalité au point de mener leur propre pays ici à la «guerre totale» au nom de la paix, là-bas à la famine au nom de l’abondance et de la richesse. En s’obstinant à refuser catégoriquement toute obstruction à la vie (entendez l’usage du préservatif), un message «fort», écouté notamment dans les pays africains où des proportions délirantes de la population sont porteuses du virus du sida, et où l’information à ce sujet ne circule pas, Jean-Paul II et Joseph Ratzinger ont délibérément fait le choix de l’idéologie sur les faits, le choix des idées qui doivent s’imposer à la réalité, le choix du dogme qui prime sur la vie de millions de personnes. Ces deux individus qui ont passé leur vie à inciter à la non-assistance à personne en danger ont fait le choix des régimes totalitaires: le dogme doit dicter la politique sans se remettre en question et surtout sans s’arrêter sur les catastrophes humaines, personnelles et familiales qu’un tel choix implique. Jean-Paul II et Joseph Ratzinger, c’est la mort, la souffrance et la maladie au nom du droit à la vie!

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Le Vlaams Belang et l’islam : En français dans le texte...

Alves Dos Santos Batista, Jessica
n°33, juillet-septembre 2005

L’inégalité des races, après avoir été théorisée, étudiée et utilisée politiquement a été formellement démentie par les scientifiques. Le terreau sur lequel l’extrême droite avait basé son raisonnement se dissolvait pour laisser place aux affirmations égalitaristes du monde scientifique. Pour maintenir une crédibilité auprès de son public, le Vlaams Belang1, dont le manifeste revendiquait l’inégalité des races, devait trouver un autre créneau. Et c’est dans la logique de l’antiracisme qu’il l’a trouvé. En effet, la mouvance antiraciste avait fait du «droit à la différence » son cheval de bataille, il ne restait plus au Vlaams Belang qu’à le revendiquer à son tour mais dans l’optique de démontrer l’incompatibilité entre les cultures, et de justifier le racisme. Parler de culture au lieu de race revient à faire allusion à la «véritable identité» au lieu de la pureté raciale. Parler de différence plutôt que d’inégalité c’est remplacer le mépris pour les êtres jugés inférieurs par une phobie du mélange et par une hantise de contact avec les autres cultures. Parler de «droit» à la différence permet de ne pas parler en termes de rejet des différences. Tout l’argumentaire va donc être basé sur l’implicite, le sous-entendu. Montrer la communauté musulmane du doigt se révèle dès lors bien pratique: c’est une communauté visible, qui revendique son identité, qui est globalement plus précarisée, et dont la religion pour différentes raisons peut être présentée comme un écran qui cristalliserait toutes les incompatibilités. Sous couvert de critique de la religion, c’est toute une communauté qui est stigmatisée, renvoyée à son «identité» musulmane, une identité qui serait selon le Vlaams Belang «naturelle » et «biologique».

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"Tous les citoyens qui ont participé aux cérémonies de commémoration..." (le mot du président)

Pétry, Pierre
n°33, juillet-septembre 2005

Tous les citoyens qui ont participé aux cérémonies de commémoration du 60ème anniversaire de la libération des camps de concentration et d’extermination nazis se souviendront certainement des manifestations organisées tout le mois de mai au Pays de Liège.
Les Territoires de la Mémoire, donc toute une équipe, en ont organisé plusieurs mais ont aussi œuvré largement pour que se cristallisent les multiples partenariats féconds qui ont permis l’aboutissement réussi de cette opération de grande envergure. Qu’il me soit permis de saluer le travail de chacun de ceux qui ont ainsi contribué à la mise en éveil et en état de vigilance de plusieurs milliers de citoyens dont beaucoup de jeunes.
Cet anniversaire aura constitué une opportunité forte pour présenter concrètement au public les deux missions essentielles des Territoires de la Mémoire, à savoir l’évocation et la conservation du souvenir pour la première, la seconde étant le souhait de voir le citoyen s’engager dans un devoir et un travail de résistance pour que paix et liberté restent préservées aujourd’hui et demain.
Hormis les tenants de l’extrême droite, hormis les négationnistes, hormis les inconscients de tous bords, personne ne niera que TOUS les citoyens peuvent être autant de relais contributeurs à la transmission du souvenir et au devoir de résistance! Cette conviction ne pouvait émaner de la logique intellectuelle seule, il a fallu que s’ajoutent aux travaux des historiens, les témoignages de ceux qui ont connu, vécu dans leur chair, l’horreur des programmes d’extermination nazis. En effet l’information fut-elle objective ne suffit pas, il faut qu’elle s’ancre dans nos émotions, mobilise nos sensibilités autant que nos intellects.

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MNEMA, Cité Miroir...

Marchal, Philippe
n°33, juillet-septembre 2005

Un lieu historique pour conjuguer travail de Mémoire, devoir de connaissance et éducation citoyenne.
Créer un centre d’interprétation, un centre de recherche, un lieu de conservation, un centre de documentation mais aussi un lieu de présentation publique d’expositions, un forum de rencontres et de débats, de découvertes et de médiations culturelles : tel est l’objectif du projet «Mnema, Cité Miroir», sur le site des anciens bains de la Sauvenière, à Liège.
Ce projet d’envergure est déjà bien lancé.
Les premières pierres de la naissance de cette « Cité miroir » ont d’ores et déjà été posées avec la création de l’asbl Mnema (ou « Mémoire » en grec ancien), la signature le 2 mai 2005, d’un bail emphytéotique de 50 années et le classement de certaines parties du bâtiment par le Ministre chargé du Patrimoine (Michel Daerden) le 4 mai dernier.
MNEMA, Cité Miroir réunit plusieurs partenaires…
: l’asbl Les Territoires de la Mémoire, Centre d’Education à la Tolérance et à la Résistance, le Centre d’Action Laïque de la Province de Liège, Ethias, la FMSS et la FGTB. …tous engagés dans la défense des valeurs de la démocratie et dans la promotion des idéaux de tolérance, d’égalité et de solidarité
Retrouvez l’intégralité de la présentation du projet sur www.mnema.be.

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Un grand Résistant nous a quittés !

n°33, juillet-septembre 2005

am33 grand_resistantToute sa vie, Arthur Haulot a été un inlassable «Passeur de Mémoire». Humaniste, poète, journaliste, ce rescapé des camps nazis (Mauthausen, Dachau) est décédé à l’âge de 92 ans. Sa lutte contre toutes les injustices, les totalitarismes et la barbarie témoignait surtout de son attachement sans faille à l’humain. Sa disparition laissera un vide irremplaçable. Nous rendons hommage à cet homme de paix.
En décembre 1999, Arthur Haulot était venu inaugurer le Centre «Les Territoires de la Mémoire» auquel il a toujours témoigné beaucoup d’intérêt et de sympathie.

Mots-clés : 
Biographie,Résistance
© Les Territoires de la Mémoire- Belgique

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