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Centre d'éducation à la Résistance et à la Citoyenneté

Aide mémoire 20

Editorial : On parle beaucoup de l'Euro

Jamin, Jérôme
n°20, janvier-mars 2002

am20On parle beaucoup de l'Euro, du président Bush et de la guerre au Moyen-Orient mais on en parle pas assez ! La monnaie unique représente un événement historique, le président Bush est un homme fondamentalement dangereux et le Moyen-Orient semble définitivement livré aux mains des extrémistes des deux camps, qu'ils soient religieux ou non.
La mise sur pied de la monnaie unique a fait l'objet de vives critiques dans des cercles de pouvoirs et de discussion aux projets politiques parfois très différents. Les milieux réactionnaires étaient convaincus de perdre ce qui fondait solidement leur identité quand d'autres, à l'opposé du spectre politique, étaient irrités et furieux de voir dominer l'exclusive dimension monétaire et financière de l'Euro. Dimension qui laisse sur le carreau tous les projets politiques visant à favoriser l'émergence d'une Europe sociale, une Europe fondamentalement sociale, c'est-à-dire fondamentalement différente des Etats-Unis. A leurs yeux, et probablement à juste titre, la monnaie unique confirmait si cela était encore nécessaire, la dimension essentiellement économique et " apolitique " de la construction européenne.

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10 mars 2012 : Guantanamo n'a pas existé : Essai négationniste

Jamin, Jérôme
n°20, janvier-mars 2002

am20 guantanamo_n_a_pas_existeOn me dit qu'en janvier 2002, il y a donc déjà plus de dix ans, le gouvernement américain avait enfermé des prisonniers étrangers dans une sorte de camp de concentration situé à Guantanamo à Cuba, un camp retranché dont personne n'osait s'approcher d'après la légende. On raconte que les détenus étaient traités comme des animaux, qu'ils vivaient dans des cages exposées sous un soleil torride, et surtout qu'ils devaient porter en permanence de lourdes combinaisons qui leur coupaient en quelques semaines la maîtrise de leurs sens (toucher, odorat, ouïe, etc.). Ils avaient, paraît-il, un masque sur la bouche leur interdisant de respirer l'air pur, des œillères qui les coupaient du monde extérieur, les bras attachés derrière le dos avec des menottes, etc. On m'a même dit qu'ils seraient restés des mois dans ces conditions jusqu'à devenir fous. Qu'ils n'avaient droit à aucune visite, ni avocats, ni aide de l'extérieur. Il paraît même que leurs identités étaient inconnues, et qu'ils avaient en quelque sorte disparu dans la nuit et le brouillard. Ils auraient été arrêtés à l'étranger, déportés à Guantanamo, rasés et mis dans des cages sans que personne ne puisse jamais connaître leur identité !
Je ne peux évidemment croire une chose pareille ! Ce genre de pratiques n'aurait jamais pu voir le jour en 2002 sous l'autorité d'une démocratie occidentale. Tous les textes de l'époque en témoignent. Les Etats-Unis, l'Europe et la plupart des grandes institutions internationales n'auraient jamais accepté une violation aussi grossière des droits fondamentaux de l'homme. Je ne peux donc croire une telle histoire car un tel scénario aurait été complètement absurde au regard des valeurs occidentales qui représentaient à l'époque, et les historiens l'ont montré, le bien contre le mal. 
Non je crois sincèrement que Guantanamo n'a pas existé, c'est une invention des Arabes pour discréditer le président Bush qui était en fonction à l'époque. Guantanamo n'a pas existé, nous n'avons trouvé aucune trace solide d'un quelconque camp de concentration à cet endroit, et puis il n'y a jamais eu de témoin, non vraiment tout cela est ridicule ! C'est une invention destinée à salir les pays occidentaux défenseurs des droits de l'homme.

Mots-clés : Négationnisme
© Les Territoires de la Mémoire- Belgique

Université et enjeux démocratiques

Bachelet, Jean-François
n°20, janvier-mars 2002

Du début du 19e siècle à la seconde moitié du 20e, les universités vont être les principaux producteurs d'une science considérée comme la condition nécessaire et suffisante de tout progrès économique et social. La fin des " trente glorieuses " marquera l'effondrement de ces repères. C'est dans un contexte de contestation des systèmes de valeurs dominants (guerre du Vietnam, Mai 68), et de disparition des anciens repères (choc pétrolier de 73, chute du Mur de Berlin) que la science, et partant l'université, vont à leur tour se retrouver " en crise ".
Jusque là, le rôle et le fonctionnement de l'université n'avaient guère été discutés. Elle gérait, transmettait et créait des connaissances tout en fournissant à la société une partie des cadres qu'elle réclamait. En échange, la société lui garantissait ses moyens d'existence. Ce principe de réciprocité va être remis en question. Comme les autres services publics, l'université a été projetée dans un contexte de concurrence à assumer et de marché à conquérir. Concurrence au niveau institutionnel francophone belge (loi de financement de 1971 qui lie le financement des universités au nombre d'étudiants) et concurrence au niveau européen avec la mobilité grandissante des étudiants, l'ouverture des frontières et la volonté d'harmonisation des politiques universitaires. Quant à la notion de marché, elle a envahi le champ d'une recherche scientifique de plus en plus orientée vers l'application des découvertes et leur exploitation commerciale à travers la création de sociétés dérivées (spin-offs) ou encore la prise de brevets. Elle n'a pas non plus épargné l'enseignement. En effet, dès lors que le financement d'une université dépend du nombre d'étudiants qui s'y inscrivent, ceux-ci deviennent de facto des clients qu'il faut séduire et satisfaire. Ainsi, l'université s'assimile-t-elle aujourd'hui à une société prestataire de services qui, de surcroît, n'a plus sur ce marché le monopole de la diffusion du savoir. D'ailleurs, l'ERT (Table Ronde des Entrepreneurs européens), ne déclare-t-elle pas que " l'éducation constitue une opportunité de marché et [qu'] elle doit être traitée comme telle " ?

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Le mot du Président : “Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose.”

Colin, Charles
n°20, janvier-mars 2002

Avec le révisionnisme, et plus encore le négationnisme, ce conseil cynique a peut-être trouvé une de ses applications les plus modernes et les plus monstrueuses. Certes, on n'avait pas attendu Faurisson et ses émules pour minimiser des crimes, masquer la vérité, insulter la mémoire.

Les exemples, nombreux hélas, de relativisation, de remise en question, de négation même de massacre jalonnent, l'Histoire et montrent que ce phénomène n'est pas lié à un seul lieu, l'Europe livrée à la folie de l'Allemagne nazie, mais qu'au contraire, il concerne et a concerné en tous temps la planète entière.
Le plus souvent, c'est par la mise en cause des chiffres que l'on tente de contester la vérité des faits. "Dix millions de morts dans les camps? Prouvez-le! On n'en a pas tué tant que cela!"
Comme si, seuls, comptaient les chiffres pour effacer ou nier l'horreur.
Il est évident, bien sûr, que dans la plupart des cas d'extermination, et surtout en ce qui concerne les plus éloignés dans le temps, il est difficile de chiffrer avec une précision absolue, le nombre des victimes, vu les circonstances dans lesquelles celles-ci ont péri !

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"Avec Les Territoires de la Mémoire, je construis l'avenir"

n°20, janvier-mars 2002

am20 avec_territoires_de_memoire_je_construis_avenirPour certaines entités communales de notre province, cette affirmation optimiste se concrétise dans les faits. La revue Aide-Mémoire veut souligner leur engagement à nos côtés et cette volonté de construire à leur tour un " Territoire de Mémoire ". Depuis un certain temps déjà, nous présentons dans nos colonnes une carte d'Europe intolérable : celle ou l'extrême-droite est à nouveau à l'oeuvre dans nos pays. Les Territoires de la Mémoire veulent réagir à leur manière à ce constat inquiétant en associant et en mobilisant ses partenaires à l'échelon local. Dès la sortie du prochain numéro de la revue, nous donnerons la parole à l'une de ces communes qui a décidé d'entreprendre une véritable action citoyenne qui se fonde sur le devoir de Mémoire.

Et ailleurs ? La commune d'Andenne dans la Province de Namur.

Mots-clés : Territoires de la Mémoire
© Les Territoires de la Mémoire- Belgique

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