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Centre d'éducation à la Résistance et à la Citoyenneté

Aide mémoire 16

Editorial : Lorsque le procureur du Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie...

Jamin, Jérôme
n°16, janvier-mars 2001

am16Lorsque le procureur du Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie, Carla Del Ponte, se rend à Belgrade afin de négocier l'arrestation de Slobodan Milosevic, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, on se demande si, depuis le début de la crise du Kosovo, ce sont vraiment les droits de l'Homme qui importent dans cette histoire ou si à l'inverse, beaucoup moins honorable, Carla Del Ponte n'est qu'une marionnette pour mieux faire passer l'uranium appauvri de l'Otan, abondamment aspergé sur les populations locales, Serbes et Kosovars confondus. On devine d'ailleurs aisément que ce voyage est inutile. Pourquoi les Serbes feraient-ils confiance à cet étrange tribunal qui sélectionne de façon très pragmatique celui qui doit ou non être considéré comme un barbare et jugé comme tel ? Malgré des moyens de propagande démesurés (voir l'article d'Anne Morelli en page 2), les Occidentaux n'arrivent plus à dissimuler les "deux poids, deux mesures" selon que l'on s'appelle Poutine ou Milosevic, que l'on soit arrêté, "épuré" ou lapidé en Chine, en Sierra Leone ou chez les Talibans. Tous les jours, les médias consacrent de longs dossiers à l'affaire de l'uranium appauvri en oubliant d'évoquer presque inconsciemment l'état de santé de ceux qui se sont pris les bombes occidentales dans la figure. De la même façon, ils révèlent le chaos économique de la Serbie et semblent ignorer que ce sont les mêmes bombes qui ont physiquement et technologiquement ramené ce pays des années en arrière. Dans ce contexte, le téléspectateur ne peut que devenir cynique.

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Fallait-il reconnaître le génocide arménien?

Jamin, Jérôme
n°16, janvier-mars 2001

Qui donc parle encore de l'extermination des Arméniens ?
Adolf Hitler

Depuis quelques années, la reconnaissance officielle du génocide des Arméniens par les Turcs en 1915 devient une réalité en Europe (1) . Après le tout récent vote favorable du Sénat français qui a permis celui de l'Assemblée Nationale à l'unanimité, la loi sur la reconnaissance de l'un des plus terribles génocides du vingtième siècle vient d'être promulguée en France par le Président Jacques Chirac. Cette décision s'inscrit dans le chemin précurseur du Parlement européen qui, déjà en 1987, intégrait l'obligation de cette reconnaissance par la Turquie en vue de sa future adhésion à l'Union Européenne.
Aujourd'hui, la France rejoint le "club" de plus en plus large des pays européens ayant reconnu le génocide arménien. Après la Grèce, le Sénat belge et le Parlement suédois, après le gouvernement britannique qui inscrit le génocide arménien aux côtés des génocides des temps modernes, après un rappel du Parlement européen le 15 novembre dernier et la reconnaissance officielle du Parlement italien deux jours plus tard, la France confirme la volonté européenne d'obliger la Turquie à reconnaître sa responsabilité vis-à-vis du génocide de 1915. Génocide dont Adolf Hitler disait devant les chefs militaires du Troisième Reich réunis la veille de l'invasion de la Pologne (2) : Qui donc parle encore de l'extermination des Arméniens ?

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Médias, désinformation et jugement libre

Morelli, Anne
n°16, janvier-mars 2001

On sait qu'en temps de guerre, toute information peut être un mensonge, lancé dans un but de propagande. L'information doit donc, en temps de guerre, être reçue avec la plus grande prudence et il est légitime de la tenir pour mensonge, sauf cas de preuve irréfutable.
Mais où commence et où finit l'état de guerre ?
Lors de la rivalité politico-économique entre le capitalisme et le socialisme, on parlait généralement de guerre froide, mais cet état de guerre permettait néanmoins l'application des méthodes sans scrupules de la propagande de guerre.
Comment peut-on qualifier l'état de nos relations actuelles avec l'Irak ? S'agit-il d'une guerre tiède, puisqu'elle aboutit périodiquement à des attaques aériennes et, dans l'intervalle, est nourrie de campagnes de presse contre l'autre camp ?
N'y a-t-il pas guerre sociale (ou civile) lorsqu'un syndicalisme de combat affronte les pouvoirs économiques ?
Et peut-on affirmer aujourd'hui qu'il existe des médias importants réellement indépendants de ces pouvoirs qui s'estiment dès lors attaqués ?
Enfin, les groupes industriels et financiers ne se livrent-ils pas des guerres économiques au cours desquelles, tous les coups étant permis, on n'omettra pas bien évidemment de se servir de l'information.
Ces précisions doivent nous induire à considérer que les principes dits de la propagande de guerre sont en fait les principes quasi universellement appliqués pour disqualifier l'ennemi, qu'il soit un ennemi extérieur, de classe, politique, ou rencontre sur le terrain d'affrontement des affaires.

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Le mot du Président Pour lutter contre l'intolérance...

Heuskin, Jean-Michel
n°16, janvier-mars 2001

Pour lutter contre l'intolérance, il faut avant tout travailler sur les causes de l'exclusion sociale, et donc sur les mécanismes de solidarité.
Dans cet esprit, nous devons être particulièrement vigilants face aux velléités de plus en plus menaçantes de s'attaquer aux droits sociaux fondamentaux afin de répondre aux exigences de la rentabilité.
Dans ce domaine, le démantèlement des services publics par les gouvernements poussés dans le dos par l'Europe, est une première étape pour la construction d'une société renforçant les inégalités.
Ces privatisations et la recherche permanente de la rentabilité, même pour des services qui ont pour mission de garantir des mécanismes de solidarité creusent de plus en plus un fossé entre ceux qui ont les moyens et les autres.
Cette exclusion est le premier ferment des thèses de l'extrême droite.
La cohésion sociale passe par une prise en charge collective des besoins et services de base, et donc par une éducation reposant sur la Liberté, l'Egalité et la Fraternité.
Il faut, dès le plus jeune âge, combattre l'individualisme pour renforcer la démarche collective de solidarité.
Il est indispensable de recréer des liens sociaux au sein même des quartiers, cellules de base de toute société.
Combattre la recherche permanente de la compétition est une mission essentielle de l'école, mais également de tous les éducateurs.
Force est de constater qu'au contraire, les années 80 et 90 ont plébiscité l'individualisme et l'égoïsme.
Le retour des fêtes de quartiers et l'émergence de nouvelles initiatives de solidarité nous donnent de nouvelles raisons d'espérer.

Mots-clés : 
Citoyenneté
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Bilan des expositions

Richelle, Florence
n°16, janvier-mars 2001

Le début de l'année 2001 a été très riche au niveau des activités : pas moins de trois expositions ont été diffusées durant le premier trimestre, en plus de l'organisation de ciné-clubs et d'une conférence en ce qui concerne le projet " Autour de la guerre d'Espagne ". C'est le bilan de ces diffusions que nous vous présentons dans les lignes qui suivent.

" World Press Photo 2000 "
L'exposition annuelle de la Fondation World Press Photo d'Amsterdam a été diffusée du 18 janvier au 8 février, à l'Hôtel de Ville de Liège. Cette exposition présentait les meilleures photos de presse de l'année 1999. En effet, la Fondation World Press Photo organise chaque année un concours, afin de promouvoir l'échange libre et illimité de l'information. Pour le concours 2000, 42.215 photographies ont été soumises par 3.981 photographes de 122 pays différents. Le choix du jury a donc été très difficile, pour sélectionner les 200 photos primées. Ce sont ces photos qui ont été présentées à Liège, à la Violette, pour la première fois en Wallonie. La fréquentation a été optimale car l'Hôtel de Ville est un lieu de grand passage. De plus, nous avons été contactés par de nombreux professeurs - qu'ils enseignent dans le domaine de la communication, de la photo, ou dans le réseau secondaire - désireux de faire visiter l'exposition à leurs élèves. Le bilan est très positif et la collaboration avec World Press Photo continuera durant les prochaines années : les représentants de la Fondation se sont en effet déclarés intéressés par de prochaines diffusions à Liège.

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