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Centre d'éducation à la Résistance et à la Citoyenneté

Aide mémoire 15

Editorial : N'ayons surtout pas bonne conscience, ce serait vraiment trop facile.

Jamin, Jérôme
n°15, octobre-décembre 2000

am15Si le vote d'extrême droite représente réellement le miroir de la société belge, force est de constater qu'il ne reste vraiment plus que Mathilde et Bruxelles pour rappeler aux Flamands et aux Wallons qu'ils vivent dans le même pays, et qu'une nation en théorie, c'est fondé sur une volonté de vivre ensemble. Le Vlaams Blok est aujourd'hui incontournable, les armes juridiques et le droit de vote des étrangers non-européens n'y changeront rien, c'est maintenant devenu une terrible certitude. Si la Flandre est en Belgique, nous ne pouvons le regarder comme un phénomène extérieur, qui serait difficile à comprendre et que nous laisserions de côté en quelque sorte. De la même façon, par voie de conséquence, si Louis Michel est un ministre fédéral - au-dessus des communautés, en charge de dossiers communs aux Flamands et aux Wallons - et qu'il croit en la Belgique, il ne peut fermer les yeux et jouer aux deux poids deux mesures (Vlaams Blok vs FPÖ) avec ses collègues de gouvernement sous couvert de diplomatie communautaire. Cela peut paraître un peu caricatural, mais les absurdités politiques prêtent parfois à l'excès, notamment à Anvers.

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La régularisation des sans-papiers : 1 an déjà

Kagné, Bonaventure
n°15, octobre-décembre 2000

Dans le cadre d'"une société ouverte", point 4 de l'accord du gouvernement intitulé "la voie vers le XXIème siècle", le gouvernement Verhofstadt issu des législatives du 13 juin 1999 s'est engagé à traiter la question des personnes en séjour illégal. Cette déclaration-programme souligne qu'il sera créé un organe indépendant disposant d'un personnel suffisant qui devra, dans le cadre d'une procédure qui respecte les droits de la défense se prononcer dans les meilleurs délais, au cas par cas, sur une régularisation éventuelle, en se basant sur des critères stricts définis préalablement par arrêté royal. Toute demande de régularisation devant être formulée dans un bref délai après la mise en vigueur de cet arrêté royal. L'arrêté royal du 6 octobre 1999 (Moniteur belge du 7 octobre 1999) pris en urgence à cet effet fut annulé au lendemain de sa publication, faute de n'avoir pas observé certaines précautions juridiques liées aux processus d'élaboration de ces normes, notamment le fait que le gouvernement ait outrepassé les pouvoirs que lui attribue la constitution.

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La philosophie avec les enfants

Grosjean, Marie-Pierre
n°15, octobre-décembre 2000

Chaque fois qu'on a pris la philosophie au sérieux, on a toujours supposé qu'elle signifiait parvenir à une sagesse qui influencerait la conduite de la vie. John Dewey, Démocratie et éducation (1)

On pourrait penser que l'intention de Dewey fut de redorer le blason des philosophes, de les remettre à l'honneur, de leur conférer un pouvoir qu'ils cherchent désespérément à faire reconnaître. Certains, parfois philosophes, sont persuadés de détenir une vérité, une sagesse et croient pouvoir changer le monde...C'est de cette façon qu'aujourd'hui, d'aucuns pourraient croire que les philosophes et la philosophie sont porteurs d'idées et de valeurs susceptibles de sortir l'éducation de la crise, de changer la société, une façon de reprendre une place depuis longtemps confisquée.
Comment comprendre l'engouement actuel pour la philosophie, comment comprendre la volonté politique de réintroduire la philosophie dans le cursus scolaire? Les philosophes détiendraient-ils la sagesse de la dernière chance? La philosophie aurait-elle entre les mains une lampe d'Aladin qui donne immédiatement l'existence aux valeurs qu'elle véhicule d'une part, à celles qu'elle construit d'autre part ?
Prendre la philosophie au sérieux, un engouement pour la philosophie ?

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Le mot du Président : Cela fait maintenant 7 ans

Heuskin, Jean-Michel
n°15, octobre-décembre 2000

Cela fait maintenant 7 ans que les membres fondateurs des "Territoires de la mémoire" ont décidé de mettre sur pied un véritable centre de référence en matière d'éducation à la tolérance et à la résistance.
Ce projet basait toute sa philosophie sur la construction d'un avenir meilleur riche des enseignements du passé.
La lutte contre toutes les formes d'exclusion et l'extrême droite en particulier a guidé toute notre action.
Le succès du parcours symbolique et les appels de plus en plus nombreux à l'expertise développée par les permanents de notre association pourraient nous laisser penser que nous sommes sur la bonne voie.
Et pourtant, la banalisation de l'exclusion devient monnaie courante à tel point que l'on essaie maintenant d'en définir le seuil du tolérable.
On adapte le vocabulaire à la situation selon qu'elle est politiquement correcte ou non.
C'est ainsi que ce que l'on appelait avec raison "acte de résistance" en 40-45 devient du terrorisme en Palestine.
C'est ainsi que les camps de détention dénoncés et condamnés deviennent des centres fermés, outils indispensables pour nous protéger du "danger" de l'immigration.
La dérive sécuritaire, encouragée par le monde des affaires nous installe progressivement dans un climat de suspicion permanente où l'inconnu est dangereux puisque nécessairement différent.
Bien sûr, l'extrême droite a été balayée en Wallonie et à Bruxelles lors des dernières élections communales, mais il serait irresponsable de crier victoire.
L'intolérance est plus que jamais omniprésente dans notre société et si les partis traditionnels ne répondent pas à la confiance qu'ont mise en eux les citoyens, le réveil risque d'être brutal.
La vigilance est donc plus que jamais de mise et notre travail d'éducation essentiel.
Dans ce combat sur les mentalités, la collaboration de tous les éléments de la société est indispensable.
Des moyens doivent y être consacrés et le rôle essentiel des enseignants reconnu par tous et assumé par ceux-ci.

Mots-clés : Territoires de la Mémoire
© Les Territoires de la Mémoire- Belgique

Les Territoires de la Mémoire... quatre récompenses en 2000

n°15, octobre-décembre 2000

L'année d'ouverture du Centre d'Education à la Tolérance et à la Résistance a été particulièrement riche en satisfactions pour notre jeune association. En effet plusieurs récompenses nous ont été décernées et chacune renforce notre volonté de poursuivre l'entreprise.

Les Territoires de la Mémoire ont reçu :
le Premier Prix de la Ville de Liège récompensant un projet novateur dans le cadre de l'éducation à la tolérance et de la lutte contre le racisme et la xénophobie.
le Premier Prix Jean Teghem du CEPULB qui met en évidence une oeuvre de longue durée dans les domaines de la vulgarisation scientifique et de l'éducation permanente.
le Prix de l'association " la Montagne " qui soutient un projet de promotion de la démocratie.
le Premier Prix du Cercle Liégeois de l'Information et des Relations Publiques (CLIRP) qui souligne une initiative significative de communication et de valorisation de la région liégeoise.

Mots-clés : 
Territoires de la Mémoire
© Les Territoires de la Mémoire- Belgique

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