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Centre d'éducation à la Résistance et à la Citoyenneté

Aide mémoire 3

Editorial : Malaise social, malaise économique...

n°3, avril-juin 1997

am03Malaise social, malaise économique, malaise politique, malaise éthique: à en juger par la forte mobilisation des gens après les événements tragiques de l'été, mais aussi face aux massacres sociaux inscrits dans une absurde "logique économique", le citoyen belge semble enfin sortir de son apparente léthargie.
Avec, à l'intention de tous les responsables, à tous les niveaux, un message essentiel: il est plus que temps de remettre l'Homme au centre des préoccupations; il faut le replacer avant les appareils, avant les structures, avant tous les mécanismes qui doivent rester des moyens, et non des buts.
C'est dans ce contexte qu'est aujourd'hui relancé le débat sur les droits politiques des immigrés, que des groupes de réflexion surgissent partout, que "le" politique revient au premier plan des préoccupations.
Si l'on peut certainement s'en réjouir, il ne faut pas non plus se cacher les risques de dérive : d'aucuns pourraient être tentés de canaliser les émotions intenses ressenties par la population, afin de les détourner dans un sens démagogique.
La Flandre, entre deux appels à la solidarité pour "ses chômeurs, n'en poursuit pas moins sa dérive nationaliste sous la pression de partis d'extrême-droite qui ont profité
des événements pour se banaliser sous l'oeil complaisant des caméras filmant les diverses commissions parlementaires. Voilà donc le Vlaams Blok devenu acteur à part entière du jeu politique, placé sur le même pied que les partis traditionnels, qui endossent de ce fait une lourde responsabilité.

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Gérard Paquet : l'urgence de dire "non"

n°3, avril-juin 1997

Gérard Paquet, directeur (licencié) du théâtre de Châteauvallon, devenu le symbole de la lutte contre le Front National en France, a accepté de faire partie du comité de parrainage des "Territoires de la Mémoire". Aux côtés de personnalités comme Simone Veil, Arthur Haulot, Elie Wiesel ou Marek Halter, il incarnera chez nous la dignité de ceux qui, courageusement et sans ambiguïté, ont su dire "non" à l'intolérance.
Ce "non" clair et net a coûté très cher à Gérard Paquet: refuser la subvention municipale accordée au Théâtre de la Danse et de l'Image à Châteauvallon parce que la ville de Toulon avait été conquise par le Front National, c'était mettre en péril l'existence même de l'oeuvre de sa vie. D'autant que la mairie a immédiatement riposté, en décidant le licenciement du directeur de Châteauvallon. Depuis, la résistance s'est organisée, les solidarités ont joué, et Gérard Paquet est devenu un symbole dépassant les limites de l'Hexagone: celui d'un homme debout, face à l'intolérance et aux lâchetés petites ou grandes qu'elle entraîne dans son sillage noir. Gérard Paquet a expliqué pour Aide-Mémoire les raisons de son combat, qui sont aussi le sens de son parrainage de notre association.

AIDE-MÉMOIRE : Quel est le sens de votre refus de collaborer avec les nouvelles autorités élues à Toulon?

GÉRARD PAQUET : Quand Toulon est passée dans les mains du FN en juin 1995, à la suite d'une série de circonstances politiques particulières à la ville et à la région, j'ai immédiatement lancé un appel, afin de dire clairement NON au "laboratoire politique" que Jean-Marie Le Pen se vantait d'instaurer dans les quelques villes conquises par le FN dans le sud de la France.

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Démocratie ou Barbarie ? Le choix commence à l'école

n°3, avril-juin 1997

Démocratie ou Barbarie ? Le choix commence à l'école
Initier l'apprentissage de la démocratie par les adolescents:c'est l'immense ambition de la cellule pédagogique "Démocratie ou Barbarie?".
Une cellule qui n'appartient ni à l'administration, ni au cabinet du ministre de l'Éducation, qui a décidé sa création.
"Ceci est une garantie d'indépendance et, donc, de crédibilité pour exercer la mission qui nous a été confiée", explique Maxime Steinberg, l'une des trois chevilles ouvrières de la cellule, aux côtés de Martine Jallet et Michel Hérode.
Une mission qui, soit dit en passant, s'apparente de très près aux objectifs des Territoires de la Mémoire puisqu'il s'agit de s'appuyer sur la mémoire du passé pour développer l'affirmation de l'attachement à l'idéal démocratique.

PEDAGOGIE DE PROJET
La cellule a été établie en 1994, dans la foulée d'une campagne lancée par le ministre de l'Éducation de l'époque à l'occasion du cinquantième anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale et de la libération des camps nazis.
"Au départ, il s'agissait d'une mission de deux ans dont les résultats ont dû être jugés positifs, puisqu'elle a été prolongée d'autant", rappelle Maxime Steinberg.
"Nous travaillons à l'intention des écoles du secondaire, en essayant de développer une pédagogie de projet, elle-même articulée sur un concept de balance: d'aujourd'hui à hier, pour mieux préparer demain. Notre action s'exprime à trois niveaux: d'abord, sensibilisation; ensuite, réflexion et acquisition de notions historiques et éthiques claires; et, enfin, une action positive, un projet concret à mener à bien. En prenant bien soin de laisser aux élèves le choix de la manière d'exprimer ce projet. C'est le sens profond du "ou" dans la dénomination de notre cellule "démocratie ou barbarie".

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CONCERTO : pour une société plus ouverte

n°3, avril-juin 1997

C'est sur le terrain, dans la réalité des quartiers, des communes, des villes, que se joue en première ligne le combat pour l'intégration politique, économique et sociale des populations immigrées. Cette réalité doit se traduire dans les organes qui se mettent en place afin de créer un cadre favorable à un minimum d'égalité des chances pour les gens d'origine étrangère dans notre pays.
il s'agit donc de permettre aux acteurs de la lutte pour une intégration digne, réfléchie et démocratique de faire entendre leur voix dans les institutions qui se mettent actuellement en place. La participation du monde associatif est d'ailleurs prévue par le récent décret wallon (juillet 96) mettant en place les centres régionaux pour l'intégration des immigrés.
A Liège, le groupe "Concerto" qui, comme son nom l'indique, est le lieu de concertation d'une série d'associations progressistes laïques actives sur le terrain de l'immigration, a choisi de prendre les devants: il a élaboré une "plate-forme institutionnelle" qui pourrait servir de base à l'organisation du Centre régional pour l'intégration des étrangers.
Les nouvelles structures qui se mettent en place ne sauraient ignorer le travail considérable effectué chaque jour, sur le terrain, par la trentaine d'associations qui ont marqué leur adhésion à "Concerto".
Une journée d'information, l'autre jour à Liège, a permis de constater la variété, la valeur et la profondeur de l'action menée en direction des populations immigrées, mais aussi à l'intention des populations locales qui ont un rôle essentiel à jouer dans le processus d'intégration réciproque.

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