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Centre d'éducation à la Résistance et à la Citoyenneté

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Editorial : L'extrême-droite est de plus en banalisée.

n°1, septembre-octobre 1996

am01En France, le Front National n'hésite pas à reprendre, ouvertement et impunément, les thèses racistes qui fondaient l'idéologie nazie.
En Flandre les partis démocratiques paraissent tétanisés par l'effet "Vlaams Blok" et ses succès électoraux, et se font de plus en plus discrets sur les problèmes de sécurité et d'immigration, laissant le champ libre aux discours et aux théories extrémistes.
Chez nous, en Communauté française, les partis d'extrême-droite récoltent, en dépit de leurs divisions internes, d'inquiétants succès électoraux.
Face à cette gangrène insidieuse, la concrétisation de notre centre d'éducation à la tolérance apparaît d'autant plus nécessaire et plus urgente.
Dans le premier numéro de ce bulletin, nous vous présentions les grandes lignes de l'exposition permanente et les premières photos du bâtiment destiné à abriter le centre documentaire et la salle de conférence et de projection.
Connaître, et faire connaître le passé, pour mieux fonder le présent et l'avenir: ce souci permanent de notre association se retrouve bien sûr dans le présent bulletin.
Il y a tout juste soixante ans, la guerre d'Espagne servait de répétition générale à l'horreur nazie. Certains n'ont pas hésité, alors, à tout sacrifier pour s'engager dans le combat contre le totalitarisme. Un de ces membres des Brigades internationales explique ici le sens de cet engagement.

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Les réfugiés "objectivement" rejetés

n°1, septembre-octobre 1996

"La Belgique n'est plus une terre d'asile"
La démocratie trouve-t-elle son compte dans la manière dont sont traités les "sans-papiers"? Et n'oublie-t-on pas un peu facilement que, réfugiés "politiques" ou "économiques", ils n'en restent pas moins, avant tout, des êtres humains?
Le triste spectacle donné lors de l'expulsion des étrangers réfugiés dans l'église Saint-Bernard, à Paris, n'est qu'un moment particulièrement spectaculaire du drame vécu, en France comme ailleurs en Europe, par les "clandestins".
Réfugiés politiques ou économiques, dénués de tout existence légale et donc de tous droits, ils sont évidemment les victimes désignées de tous les escrocs, de tous les exploiteurs. Pourtant ces victimes, parfois rescapées de massacres ou de persécutions, sont traitées en coupables. Coupables de chercher un asile, un lieu de liberté, voire de simple survie, pour eux et leur famille. Et condamnés à ne trouver, au bout de leur calvaire, qu'une seule perspective: l'expulsion, le retour forcé vers un pays d'origine duquel ils n'ont aucun cadeau à attendre...
Rejetés de partout, ballottés d'une frontière à l'autre, ces hommes, ces femmes, ces enfants, n'ont commis qu'un seul crime: celui d'être "nés quelque part" où il ne leur est pas possible de vivre dans la dignité.
Mais les pays occidentaux semblent vouloir ignorer cette réalité dramatique, où ils ont pourtant leur part de responsabilité politique et économique. Plutôt que d'adopter une approche individuelle, humaine, des réfugiés, ils choisissent trop souvent de ne voir en eux que les données anonymes d'un "problème" appelé à recevoir une solution collective et, donc, déshumanisée.
La Belgique est-elle à l'abri des scènes violentes et tragiques vécues cet été à Paris? Les récentes mesures adoptées à l'initiative du ministre de l'Intérieur prennent-elles en compte la situation dramatique des individus qu'elles concernent?
Nous avons posé la question à Vincent Lurquin, avocat et président du Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie (MRAX).

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1936, la guerre d'Espagne ...

Seré, Marcel
n°1, septembre-novembre 1996

Il y a soixante ans commence en Espagne une atroce guerre civile qui, en trois ans, va faire plus d'un million de morts et installer à la tête de l'Etat un régime autoritaire de type fasciste .
Pour renverser le pouvoir légitime républicain, les rebelles dirigés par le généra franco n'hésitent pas à faire appel à leur alliés naturels: les régimes nazi et fascistes installés au Portugal, en Italie et en Allemagne.
Les Etats démocratiques reculent devant un engagement clair et direct en faveur de la légitimité républicaine en Espagne. Pourtant, des volontaires choisissent librement de se joindre aux républicains espagnols pour combattre les forces fascistes dont on pressent déjà que, bientôt, elles constitueront une menace pour la liberté du monde entier.
Venus de France, d'Angleterre, d'Allemagne, d'Amérique, et aussi de Belgique, ces volontaires ont fait l'aventure des Brigades internationales.
Marcel Séré, ancien bourgmestre d'Ivoz-Ramet, était l'un des 2.000 Belges participant à cette lutte annonciatrice du combat à mort que les démocraties allaient engager contre la peste nazie, quelques mois à peine après la victoire des rebelles franquistes.
Toujours vaillant et lucide, en dépit de ses 85 ans, il tire aujourd'hui quelques leçons de cette expérience douloureuse.

A.M. : Qu'est-ce qui amène, à l'âge de 25 ans, une décision aussi grave que l'engagement dans les Brigades Internationales?

M.S.: Toute mon enfance a été marquée par des récits de luttes ouvrières, de combats pour la liberté et la démocratie. Mes grands-parents avaient connu ces luttes, participé à ces combats, et ils ont tenu me faire partager leurs expériences, leur enseignement.
Aussi, depuis la fin des années 20, j'avais été aux premières loges pour suivre la montée du nazisme. Je m'occupais ici, à Ivoz-Ramet, d'une petite auberge de jeunesse, où nous avions accueilli des gens qui s'étaient sauvés d'Allemagne pour, déjà, échapper aux camps de concentration. Certains de ces jeunes Allemands partaient s'engager contre Franco, parce qu'ils savaient ce que cela signifiait chez eux.

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"Les Rats Noirs : l'extrême-droite en Belgique francophone"

n°1, septembre-novembre 1996

Qui, quand, pourquoi, comment: tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'extrême-droite francophone sans savoir nécessairement où le trouver. 
Figurant sans conteste aux tout premiers rangs des spécialistes de la nébuleuse néo-nazie sous nos latitudes, Manuel Abramowicz propose ici un véritable guide de voyage chez les "rats noirs" en Belgique francophone: qui sont-ils, d'où viennent-ils, où vont-ils, et... comment et avec qui s'y opposer? 
C'est donc un ouvrage de référence, un outil pédagogique précieux, qui trouvera sa place dans la bibliothèque ou sur la table de travail de ceux qui souhaitent disposer d'une information détaillée sur cet aspect particulièrement inquiétant de notre paysage politique: chronologie, programmes (ou absence de programmes), électorat, personnalités, groupes et sous-groupes, dissidences... 
Le livre est conçu pour un usage interactif, de telle manière qu'on puisse y pêcher aisément toute information précise à un moment précis. Ce n'empêche nullement de le lire d'une traite! 
Manuel Abramowicz ne se borne pas à décrire la nébuleuse noire: soulignant la nécessité de passer à l'action, il propose en fin de volume une liste exhaustive (avec toutes coordonnées utiles) des organisations francophones actives dans la lutte contre l'extrême-droite et toutes les intolérances. 
Manuel Abramowicz, Les Rats Noirs - L'extrême-droite en Belgique francophone; Editions Luc Pire; 240 pp.

Mots-clés : 
Extrême droite,Extrême droite (Belgique),Recension
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Arthur Haulot : le sens d'un parrainage Arthur Haulot : le sens d'un parrainage

n°1, septembre-novembre 1996

Arthur Haulot a accepté de figurer, aux côtés de personnalités comme Simone Veil et Elie Wiesel, dans notre comité de parrainage. 
Est-il vraiment besoin de présenter ce "parrain", personnage multi-terrains de la vie poliique, touristique et culturelle de notre Communauté française où, à 83 ans, l'heure de la retraite largement sonnée, il continue d'animer la Maison et la Biennale de la poésie. 
Mais, en demandant à Arthur Haulot de nous rejoindre, ce n'est pas l'ancien patron du tourisme belge, ni même le poète, que nous avons appelé parmi nous: c'est le résistant de la première heure, c'est le déporté de Dachau. C'est le témoin, c'est la conscience. Témoin d'une des époques les plus noires de l'humanité. Conscience de la fragilité des acquis démocratiques. 
Il nous a expliqué les sens de son engagement dans le comité de parrainage des "Territoires de la Mémoire". 
- Oui, cela a toujours un sens d'entretenir aujourd'hui la mémoire d'il y a cinquante ans. Contrairement à beaucoup de rescapés des camps, qui ont préféré faire le silence sur leur indicible expérience, j'ai toujours pensé qu'il faut que les gens sachent, aujourd'hui, de quel prix ont été payés la démocratie, la sécurité et le bien-être dont ils jouissent aujourd'hui. J'ai toujours craint, aussi, que la bête immonde ne renaisse de ses cendres. 

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