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Centre d'éducation à la Résistance et à la Citoyenneté

Aide memoire 77

"Aide-mémoire fait débat" : deux séances sur le radicalisme

Par Gaëlle Henrard

 

AM78 p.5Retour sur les deux premières rencontres d’« Aide-mémoire fait débat ». Nous souhaitions y rencontrer les lecteurs mais aussi rassembler les gens autour de questions de société et les faire participer à la réflexion lancée dans les pages de la revue. Ce fut l’occasion d’aborder un certain nombre de sujets, d’échanger les points de vue et d’alimenter la réflexion via différents regards. Toute cette année, nous avons choisi d’aborder la thématique du radicalisme qui a été déclinée suivant différentes approches : le radicalisme politique, celui de la gauche, les usages et mésusages langagiers, politiques et médiatiques, les radicalismes religieux. Dans le numéro précédent nous abordions le radicalisme de droite et d’extrême droite et nous finissons ici l’année avec la démocratie radicale. Notre envie a vraiment été de tenter de détricoter collectivement ce terme épuisé sémantiquement notamment par les médias pour lui rendre du sens, pour lui rendre sa radicalité et son caractère positif. Ce mot et ses dérivés (radicalisation, radicaux, radicalisés, déradicalisation) apparaissent en effet partout mais que signifient-t-ils au juste et est-il pertinent de les utiliser autant ? Est-ce un comportement, une approche, une idéologie ? Quel lien le radicalisme entretient-il avec la violence ? Que nous dit ce concept de ceux qu’il cherche à désigner et que nous dit-il de ceux qui l’utilisent ?

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Éditorial : Radicalisme de droite, un antisystème bien ordonné

Par Julien Paulus, rédacteur en chef

 

AM fait débat 3Le 23 mai 2016, il s’en est fallu de peu que le candidat du FPÖ autrichien, Norbert Hofer, devienne le premier chef d’État européen issu d’un parti d’extrême droite à être élu depuis la Seconde Guerre mondiale. La victoire sur le fil du candidat écologiste Alexander Van der Bellen a été vécue par beaucoup comme un soulagement mais ne doit cependant pas éclipser le fait que le parti de feu Jorg Haider a réalisé à cette occasion le meilleur score de son histoire avec 49,65% des suffrages exprimés au second tour, soit 2.223.458 voix. Il est également interpellant de constater que le second tour s’est joué entre deux candidats qui n’appartenaient pas aux deux grands partis traditionnels autrichiens, le conservateur ÖVP et le social-démocrate SPÖ, tous deux éliminés au premier tour avec un score avoisinant chacun 11%.

En France, le dernier sondage IPSOS réalisé entre le 13 et le 22 mai 2016 crédite Marine Le Pen de 28% d’intention de vote, la qualifiant ainsi pour le second tour de l’élection présidentielle. Autre enseignement de ce sondage (et de bien d’autres semblables), l’absence d’un candidat issu de la gauche à ce même second tour.

Un premier constat s’impose à la lumière des éléments qui précèdent : les partis traditionnels ou « de gouvernement » semblent dépassés par des formations ou des personnalités qui se présentent aux électeurs dans une posture « antisystème ». C’est manifestement le cas de l’Autriche, mais aussi celui de la France où la candidate « antisystème » par excellence a le vent en poupe, et c’est également le cas aux États-Unis où, parallèlement à Bernie Sanders côté démocrate, le phénomène populiste Donald Trump a déjoué tous les pronostics qui le voyaient sombrer face à des candidats républicains « sérieux » tels que Jeb Bush, par exemple.

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Extrême droite en Europe : radicalisme feutré et langage codé

Par Jérôme Jamin, chargé de cours à l’Université de Liège

 

AM77 p.1Les différents articles rassemblés dans ce numéro témoignent de la difficulté pour caractériser le phénomène de l’extrême droite. L’usage de cette notion est problématique au regard des différences entre les partis, leurs histoires, les programmes, et les contextes nationaux, mais aussi par rapport a sa connotation négative lorsqu’elle est mobilisée dans le champ politique ou médiatique. La catégorie « extrême droite » pèse sur le rapport entre les partis dits « traditionnels » et les partis marqués à cette enseigne. Cependant, si une sorte de « zone grise » rassemble des acteurs aux visages multiples, quelques traits spécifiques forts demeurent, au-delà des particularismes.

D’abord, l’extrême droite et les partis qui s’en rapprochent (les droites radicales, le populisme de droite et les partis xénophobes ou anti-immigration, etc.) adoptent tous – certes à des degrés divers – une attitude d’hostilité vis-à-vis de certains groupes et de certaines minorités. Ceux-ci sont systématiquement considérés comme menaçants voire dangereux pour l’intégrité du groupe d’accueil, soit au niveau de la nation et/ou de l’identité, soit sur le plan culturel, soit sur le plan religieux, même si dans ce dernier cas, nous le verrons plus bas, la religion est mobilisée comme un trait culturel saillant. L’extrême droite et les partis qui s’en rapprochent se caractérisent par une méfiance forte vis-à-vis d’individus considérés comme culturellement et ethniquement différents et donc inassimilables, notamment en raison de leur détermination par le groupe, le postulat selon lequel ces derniers peuvent avoir des parcours personnels et indépendants du groupe étant unanimement rejeté. Cette méfiance implique un rejet plus ou moins violent selon les contextes nationaux et les partis concernés, celui-ci pouvant aller de la simple interpellation au Parlement pour dénoncer « l’immigration incontrôlée » au soutien explicite apporté à des milices néo-nazies chargées de « rétablir l’ordre » dans des quartiers avec une forte population d’origine immigrée.

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Attentats de Bruxelles, que dit et propose l'extrême droite ?

Par Manuel Abramowicz, membre de la rédaction de RésistanceS.be

 

Maelbeek metro entrance after March 2016 Brussels attacks 2016 03 24 4Contre le terrorisme, les partis et mouvements extrémistes de droite revendiquent des mesures radicales : tribunal et prison militaires, peine de mort pour les terroristes arrêtés, expulsions des familles de ceux-ci dans leur pays d'origine, poursuite judiciaire pour trahison des politiciens jugés responsables du laxisme ayant permis les attentats de Bruxelles... L'extrême droite n'a pourtant pas de leçon à donner en matière de terrorisme. L'extrémisme islamiste et l'extrémisme fasciste sont les deux faces de la même pièce. Tour d’horizon.

Dès les premières minutes après les deux attentats perpétrés à Bruxelles, à l'aéroport international de Zaventem puis à la station de métro Maelbeek par un commando belge de l'Organisation de l'État islamique (EI ou Daesh) – 31 morts et plus de 300 blessés répertoriés à la date de ce 24 mars –, des partis et des mouvements d'extrême droite se sont manifestés pour tenter d'en récupérer un bénéfice politique. Comme des vautours. Une habitude.

 

L'extrême droite belge

Ayant eu lieu sur le sol national, que dit précisément notre extrême droite locale de ces horribles attentats ? Quelles interprétations formule-t-elle pour en expliquer les raisons ? Pour mettre fin au terrorisme, l'extrême droite revendique, comme tout le monde, plus de sécurité. Mais avec quels moyens en particulier ? En appliquant quels types de mesures ? Pour le savoir, le journal d'investigation RésistanceS.be a consulté les médias d'informations des partis, des organisations et des groupuscules nationalistes, identitaires, solidaristes et néofascistes de Belgique. Voici le résultat, non-exhaustif, de notre tour d'horizon de la fachosphère.

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« Aide-mémoire fait débat #2 » : radicalismes religieux ?

AM77 p.3 débat9juin1La deuxième rencontre « Aide-mémoire fait débat » autour du triptyque « Les religions, les peurs et les médias » a eu lieu ce 9 juin 2016.

Merci à tous les participants qui sont venus partager leurs questions, réflexions et analyses.

Parmi eux, les jeunes rappeurs de la Maison des Jeunes de Saint-Nicolas ont, en outre, accepté de nous livrer quelques-uns de leurs nouveaux textes.

Une soirée riche et motivante, au cours de laquelle il fut finalement peu question de religion, preuve s’il en est que le débat est avant tout politique.

 

 

 

Rendez-vous le 15 septembre pour le prochain « Aide-mémoire fait débat » autour du radicalisme de droite et de l’extrême droite.

 

Illusionniste

(Texte de TxK)

Je suis ce jeune d'une société,

confronté à la folie humaine.

Les miens sont individualisés,

là où c'est chacun pour soi même.

Mais ici c'est chacun sa merde,

ça pourrait même balafrer ta mère.

Je rappe alors mon calvaire,

et tout ce que j'ai pu perdre.

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